Le laboratoire Motricité, Interactions, Performance (MIP) de Nantes développe un nouveau projet de recherche visant à déterminer l’effet de neuropathies périphériques démyélinisantes sur les propriétés mécaniques du nerf. Ce projet est soutenu par l’Université de Nantes et l’Association Française contre les Neuropathies Périphériques.

Les propriétés mécaniques du nerf restent très peu étudiées en comparaison à d’autres tissus du corps humain (e.g. muscle, foie, sein). Une seule étude récente, menée chez des patients atteints de neuropathie diabétique, montre une augmentation de la raideur du nerf . Cette mesure permet d’améliorer très significativement la sensibilité du diagnostic comparativement à la mesure de la surface de section. A l’instar de ces observations, il est probable que la raideur du nerf soit augmentée chez les patients atteints de polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC), de maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1 (CMT1a) et de neuropathie anti-MAG. Indépendamment de l’intérêt potentiel pour le suivi de ces pathologies, la quantification de la raideur des nerfs périphériques permettrait de mieux comprendre les limitations d’amplitude de mouvement souvent observées chez ces populations. En effet, des études de l’équipe du MIP ont déjà souligné le rôle important que les nerfs périphériques peuvent jouer dans la limitation de l’amplitude de mouvement.

Ce projet de recherche a pour objectif de déterminer les conséquences des lésions de démyélinisation des nerfs survenant lors de neuropathies périphériques sur la raideur du nerf et du muscle chez des patients atteints de PIDC, de CMT1a, d’anti-MAG et des sujets sains appariés en âge. Les mesures seront réalisées au repos au moyen d’une technique non invasive d’élastographie (Supersonic Shear Imaging).

Ce projet est soutenu par l’Université de Nantes (Appel à Projet Interdisciplinaire 2017) et l’Association Française contre les Neuropathies Périphériques (ANFP).