Interventions Non médicamenteuses (INM): Echanges avec le Pr Grégory Ninot membre du Conseil Scientifique de l’AFNP

Dans les Neuropathies périphériques, les INM ne visent pas à guérir ces maladies mais améliorer l’état de santé et la qualité de vie des personnes malades. Tout l’enjeu de la recherche est de savoir lesquelles et pour qui. 

Grégory Ninot est Professeur à l’Université de Montpellier (UM) depuis 2008 et Chargé de recherche en soins de support à l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) depuis 2018. Il a suivi un double cursus en STAPS (licence, master, doctorat, HDR) et en psychologie (licence, master, HDR) appliquées à la santé. Ses travaux de recherche portent depuis 2000 sur les modèles intégrés d’ajustement psychologique et comportemental à une maladie chronique. Ils conduisent à mener en partenariat avec des établissement de santé des études interventionnelles et des revues systématiques évaluant les bénéfices, les risques et l’utilité médico-économique d’interventions non médicamenteuses (INM).

Grégory Ninot est l’auteur de 135 articles dans des revues scientifiques internationales, 12 ouvrages et 20 chapitres d’ouvrage. Il a dirigé plusieurs laboratoires universitaires rapprochant les sciences humaines des sciences de la santé. Il a fondé en 2011 et dirige une plateforme universitaire collaborative qui développe des outils pour la recherche interventionnelle sur les INM et qui organise un congrès international annuel, la Plateforme CEPS (plateforme-ceps.fr). Cette plateforme a reçu le soutien de l’Europe, l’État français, la Région Occitanie, la Métropole de Montpellier, l’INCa, la CARSTAT-LR et l’Agence Régionale de Santé. Enfin Grégory Ninot anime un blog sur les INM : blogensante.fr.

Une INM est une intervention non invasive et non pharmacologique sur la santé humaine fondée sur la science. Elle vise à prévenir, soigner ou guérir un problème de santé. Elle se matérialise sous la forme d’un produit, d’une méthode, d’un programme ou d’un service dont le contenu doit être connu de l’usager. Elle est reliée à des mécanismes biologiques et/ou des processus psychologiques identifiés. Elle fait l’objet d’études d’efficacité. Elle a un impact observable sur des indicateurs de santé, de qualité de vie, comportementaux et socioéconomiques. Sa mise en œuvre nécessite des compétences relationnelles, communicationnelles et éthiques ». Ces recherches visent à améliorer les pratiques de prévention et de soin. Elles conduisent à questionner les paradigmes contemporains d’évaluation et de surveillance des INM.

 

3 questions à G Ninot

2019-04-23T10:19:51+00:0023 avril, 2019|